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Et aujourd’hui ?

Qui nomme aujourd’hui

Depuis la loi du 21 février 2022, dite « 3DS », le code des collectivités le dit en toutes lettres : c’est le conseil municipal qui « procède à la dénomination des voies et lieux-dits », y compris les voies privées ouvertes à la circulation. Chaque commune doit publier ses adresses dans une « base adresse locale », reliée à la base adresse nationale, depuis 2024. Depuis la loi pour une République numérique de 2016, les noms de lieux sont aussi reconnus comme des « données de référence ».

Le pouvoir de nommer est donc, aujourd’hui, entre les mains d’élus, par une délibération publique. C’est un progrès sur le gouverneur et le planteur : on peut assister au conseil, demander pourquoi tel nom, en proposer un autre.




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Les légendes, elles, se recopient

Le « camp Buston » anglais est sur Wikipédia et sur des sites de tourisme ; le puits creusé par des marins arabes fait encore rêver les visiteurs de Saint-Philippe. Une légende recopiée cent fois n’en devient pas plus vraie. La seule méthode est de remonter au plus vieux document : les lettres d’un voyageur des années 1817-1820, une notice de 1900, un arrêté de 2025. Et quand on ne trouve rien, de le dire.

À Maurice, nous avons cherché une « Petite France » : nous n’en avons trouvé aucune. Il existe un village appelé Nouvelle-France, dans le district de Grand Port ; nous n’avons pas trouvé d’où vient son nom. Mahébourg, elle, porte toujours le nom du gouverneur.




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Ce que cette histoire nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas

Ce qu’elle nous apprend :


  • un nom de lieu garde le regard de celui qui tenait la plume : le roi, le gouverneur, le planteur qui regrettait la Normandie ;
  • quand on ne se souvient plus de ceux qui ont fait le travail, on prête l’ouvrage à des étrangers prestigieux : des Arabes, des Anglais, un ingénieur ;
  • une étymologie se vérifie : on cherche le plus vieux document, et on distingue l’établi, le probable et la légende ;
  • « on ne sait pas » est une réponse honnête, et parfois la seule : c’est le cas de Cambuston.

Ce qu’elle ne prouve pas :


  • que les légendes sont toujours fausses : des Français ont bien vécu à Quartier-Français dès 1646 ;
  • que Cambuston ne vient pas d’un « camp Buston » : nous n’avons trouvé ni preuve, ni réfutation ;
  • qu’il faut changer tous les noms venus de la colonie : cela, chaque commune le décide ;
  • que nous avons tout lu : un acte notarié ou une carte ancienne peut encore changer la réponse.
Devant chaque panneau, une question suffit : « Ce nom, qui l’a donné, et qui manque ? »




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Écrite le 26 / 10 / 2026
Histoire lue 49 fois
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ensemb © 2026, fait par Guillaume et Claude (IA)



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