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Un trou au-dessus de l’Antarctique

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La mesure qu’on allait couper

Halley, Antarctique, années 1980

Depuis 1957, à la station britannique de Halley, en Antarctique, des observateurs mesurent l’ozone au-dessus de leur tête avec un spectrophotomètre de Dobson, un appareil qu’on règle à la main. L’ozone est un gaz léger qui forme une couche, à quelques dizaines de kilomètres d’altitude, et qui arrête plus de 90 % des rayons ultraviolets dangereux du soleil : ceux qui provoquent des cancers de la peau et des cataractes.

Au début des années 1980, le British Antarctic Survey cherche à faire des économies. La mesure de l’ozone à Halley est sur la liste de ce qu’on pourrait supprimer : rien ne semblait changer, racontera plus tard Jonathan Shanklin, un jeune physicien de l’équipe. Lui est chargé de rattraper un retard : des années de relevés écrits à la main, à convertir. En 1983, pour une journée portes ouvertes, il veut rassurer le public, inquiet des bombes aérosols et du Concorde : montrer que l’ozone n’a pas changé depuis vingt ans. Sauf que les valeurs du printemps, elles, baissent d’une année sur l’autre.




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Mai 1985

Joe Farman, Brian Gardiner et Jonathan Shanklin vérifient, recoupent avec une autre station, puis publient dans la revue Nature : « les valeurs de printemps de l’ozone total en Antarctique ont maintenant considérablement baissé ». Les modèles de l’époque prévoyaient de petits changements, pour au moins dix ans. Les trois chercheurs proposent un coupable : le chlore.

L’année suivante, la NASA reprend les données de ses satellites et confirme : chaque printemps austral, un trou se forme au-dessus de tout le continent. Les satellites l’avaient enregistré sans le signaler ; Shanklin pense que leurs équipes, noyées sous les données, regardaient des moyennes qui le cachaient. En 2010, il écrit qu’au plus creux du printemps, depuis une quinzaine d’années, il manque environ 70 % de l’ozone de la fin des années 1970.




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Pourquoi cette histoire

Le plan d’ensemb dit qu’on domine par ce dont l’autre dépend. Ici, le monde entier dépend d’un produit fabriqué par quelques entreprises, présent dans chaque réfrigérateur. Et le danger est invisible, lointain, lent : on ne le connaît que par la mesure. D’habitude, un danger comme celui-là est nié jusqu’au drame : à Flint, on a d’abord dit aux habitants que leur eau était bonne.

Cette fois, deux ans après l’article de Nature, 24 pays et la Communauté européenne signent à Montréal un traité pour réduire de moitié ces gaz. Vingt-deux ans plus tard, tous les pays du monde l’auront ratifié. Une histoire qui finit bien, pour une fois ? Voyons comment c’est arrivé, et ce que cette réussite cache.




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Écrite le 24 / 10 / 2026
Histoire lue 38 fois
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ensemb © 2026, fait par Guillaume et Claude (IA)



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