Ils écrivaient l’après en pleine guerre
Chargement page et sommaire en cours...
Une réunion clandestine
Rue du Four, mai 1943
Le 27 mai 1943, dans un appartement de la rue du Four, à Paris, seize hommes se réunissent en secret. La ville est occupée par l’armée allemande ; s’ils sont pris, c’est la torture et la mort. Autour de Jean Moulin, envoyé du général de Gaulle, il y a des représentants des mouvements de résistance, des partis politiques de la gauche à la droite, et des deux grands syndicats.Ils fondent le Conseil national de la Résistance, le CNR. Moins d’un mois plus tard, Jean Moulin est arrêté ; il meurt quelques semaines après, des suites de la torture.
Préparer la paix au milieu de la guerre
Le CNR coordonne la lutte. Mais il fait aussi quelque chose d’étonnant : alors que personne ne sait quand ni comment la guerre finira, ses membres passent des mois à négocier ce que sera la France après la Libération.Communistes, socialistes, démocrates-chrétiens, radicaux, hommes de droite : ils se détestent souvent. Ils finissent pourtant par adopter, à l’unanimité, le 15 mars 1944, un texte commun. Il sera diffusé sous un titre plein d’espoir : « Les Jours heureux ».
Pourquoi ce cours est au cœur d’AVENIR
Le fil rouge de ce site est une question : peut-on oser tout changer sans attendre une catastrophe ? Le CNR est l’exemple qui la pose le mieux.Ses réformes ont profondément changé la France, mais il a fallu une guerre mondiale, l’occupation et des dizaines de milliers de morts pour qu’elles deviennent possibles. Ce cours raconte comment, et pose la question qui fâche : aurait-on pu le faire sans la guerre ?
On se teste ?
