Qui protège les îles ?
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Et aujourd’hui ?
Fin octobre 2026
- Bonaire : l’appel de l’État n’est pas jugé. Comme le jugement s’applique déjà, les Pays-Bas doivent fixer leurs nouveaux objectifs dans la loi avant l’été 2027 ;
- TotalEnergies a fait appel du jugement du 25 juin 2026 sur son devoir de vigilance (voir « Climat : on savait ») ;
- la Suisse attend le nouvel examen du Comité des ministres ; aux États-Unis, la Cour suprême doit dire si les villes et les comtés peuvent poursuivre les pétroliers pour le climat ;
- la COP31 s’ouvre le 9 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, avec l’Australie à la tête des négociations, qui a promis de porter la voix des îles du Pacifique ;
- selon Copernicus, septembre 2026 a dépassé de 1,63 °C les mois de septembre d’avant l’industrie.
Ce que cette histoire nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas
Ce qu’elle nous apprend :
- ceux qui subissent le plus ne sont pas ceux qui émettent le plus, ni ceux qui décident ;
- la responsabilité circule comme une patate chaude : l’entreprise vers le client, le client vers les prix, l’État vers le reste du monde ;
- un juge peut obliger un État à tenir parole et à traiter une île comme sa capitale ; il ne peut pas inventer une politique, ni faire baisser seul les rejets ;
- une île peut changer de dépendance sans en sortir : du charbon importé au bois importé.
Ce qu’elle ne prouve pas :
- que La Réunion gagnerait un tel procès : aucun juge ne l’a examiné ;
- que les juges peuvent remplacer les élus : eux-mêmes refusent de le faire ;
- que chaque cyclone vient du réchauffement : un événement seul ne prouve rien, c’est la tendance qui compte ;
- qu’une petite île ne peut rien faire : Samsø, au Danemark, produit plus d’électricité verte qu’elle n’en consomme, et l’électricité réunionnaise a presque changé de source en quelques années.
On se teste ?
