Le saumon est revenu, presque
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Ce que ça a donné
Le bilan
Selon la CIPR :- dès 1992, le premier bilan montre d’énormes réductions de rejets, trois ans avant l’échéance ; vers l’an 2000, la plupart des concentrations sont sous les objectifs fixés ;
- le programme a coûté environ 13 milliards d’euros de 1989 à 1995, dont 9 milliards pour moderniser les stations d’épuration ;
- selon l’Office fédéral suisse de l’environnement, des saumons remontent le Rhin depuis 1990, et se reproduisent naturellement dans certains affluents depuis 1994 ;
- les barrages d’Iffezheim (2000), de Gambsheim (2006), de Strasbourg (2016) et de Gerstheim (2019) ont reçu des passes à poissons ; en 2015, 228 saumons franchissent celle d’Iffezheim, un record ;
- le modèle est copié pour l’Elbe (1990), le Danube, la Meuse, l’Escaut (1994) et l’Oder (1996).
Pourquoi s’en méfier
Ce bilan, ce sont les États qui le font, au sein de leur propre commission. Et comme chaque pays choisissait ses mesures, la CIPR ne dit pas ce qui revient au programme lui-même, et ce qui serait arrivé de toute façon.Surtout, le saumon ne revient pas seul. De 2018 à 2023, selon la CIPR, plusieurs centaines de milliers de jeunes saumons ont été relâchés dans le bassin, souvent issus de saumons de la Loire et de l’Allier : la souche du Rhin avait disparu. Dans son rapport de 2025, la CIPR écrit que les peuplements de saumons régressent depuis quelques années et qu’ils ne peuvent pas se maintenir en équilibre naturel dans l’état actuel. Les saumons ne passent toujours pas jusqu’à Bâle : plusieurs barrages du Rhin supérieur leur barrent encore la route.
On se teste ?
