Se nourrir sans dépendre
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Et aujourd’hui ?
Chez nous
En France aussi, des millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire, souvent en faisant la queue pour des colis de dons. Des idées proches de celle de Belo Horizonte circulent : cantines scolaires approvisionnées en circuit court, épiceries solidaires, et l’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation, testée localement, où chacun recevrait un budget pour acheter des produits choisis collectivement.Dans une île comme La Réunion, qui importe une grande partie de ce qu’elle mange, la question de la dépendance alimentaire est très concrète.
Ce que Belo Horizonte nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- on domine par ce dont l’autre dépend, et la nourriture en est la première ;
- traiter l’alimentation comme un droit plutôt que comme une charité change la dignité de ceux qui en bénéficient ;
- la faim est souvent une question d’accès et d’organisation, pas de quantité produite ;
- un dispositif enraciné dans la vie quotidienne résiste mieux qu’un budget.
Ce qu’il ne prouve pas :
- qu’une ville seule peut vaincre la faim : le contexte national compte énormément ;
- les chiffres les plus spectaculaires qui ont circulé à son sujet ;
- qu’un progrès obtenu est acquis : le retour de la faim au Brésil l’a montré.
On se teste ?
