Quand la faim revient
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Ce qui coince
Le retour de la faim
Après 2014, le Brésil traverse une grave crise économique, puis des gouvernements qui coupent dans les programmes sociaux. Les achats publics aux petits paysans sont réduits, des instances de lutte contre la faim supprimées. La pandémie de 2020 aggrave tout.Résultat : la faim revient. Au début des années 2020, le Brésil se retrouve de nouveau sur la carte de la faim de l’ONU. Des années de progrès effacées en peu de temps.
Un droit qui dépend d’un budget
La leçon est rude. Un droit à l’alimentation qui dépend d’un budget voté chaque année, et de la bonne volonté de chaque nouveau gouvernement, reste fragile. On retrouve ce qu’on a vu avec Sankara et avec Mincome : ce qui repose sur une majorité politique peut être défait par la suivante.À Belo Horizonte, les restaurants populaires ont pourtant tenu. Ils sont devenus une habitude, une institution de la ville, défendue par ses habitants. Pendant la pandémie, ils ont continué à servir des millions de repas. Un dispositif ancré dans la vie quotidienne résiste mieux qu’une ligne dans un budget.
On se teste ?
