Ne pas dépendre d’une seule récolte
Chargement page et sommaire en cours...
Et aujourd’hui ?
Une mémoire vivante
La famine a façonné l’Irlande et le monde : des dizaines de millions de personnes dans le monde ont aujourd’hui des ancêtres irlandais, souvent partis à cette époque. Elle a nourri pour longtemps la lutte pour l’indépendance et pour la terre.Un geste est resté dans les mémoires : en 1847, le peuple amérindien choctaw, chassé de ses terres quinze ans plus tôt lors de la « piste des larmes », a collecté une somme d’argent pour les affamés irlandais. Des gens qui savaient ce que c’est que d’être dépossédé.
Ce que l’Irlande nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas
Ce qu’elle nous apprend :
- dépendre d’une seule récolte rend un peuple extrêmement vulnérable : la diversité est une protection ;
- la terre est la première des dépendances : qui la possède décide de qui mange ;
- une famine peut avoir lieu alors que la nourriture existe et part ailleurs ;
- une idéologie appliquée sans regarder ses victimes peut tuer autant qu’une maladie.
Ce qu’elle ne prouve pas :
- une volonté d’extermination : les historiens en débattent, et la plupart ne la retiennent pas ;
- que les exportations auraient suffi, seules, à éviter la famine ;
- que le marché provoque toujours la famine : c’est l’absence de secours et de droits qui a tué.
On se teste ?
