Ce que nous mangeons, qui l’a pêché
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Et aujourd’hui ?
Les outils
Des outils existent pour réduire ce risque :- les lois de devoir de vigilance, comme en France depuis 2017, et en Europe, qui obligent les grandes entreprises à surveiller les droits humains dans leur chaîne d’approvisionnement ;
- les contrôles des bateaux dans les ports, où ils sont bien obligés de passer un jour ;
- le suivi des navires par satellite, qui permet de repérer les bateaux qui ne rentrent jamais au port ;
- et la presse d’enquête, sans laquelle rien n’aurait commencé.
Ce que la pêche nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas
Ce qu’elle nous apprend :
- l’esclavage n’a pas disparu : il se cache là où il n’y a ni témoins ni lois ;
- la dette et les papiers confisqués sont les chaînes modernes ;
- une enquête journalistique peut libérer des milliers de personnes ;
- ceux qui achètent ont un pouvoir, s’ils s’en servent ensemble.
Ce qu’elle ne prouve pas :
- que tout le poisson d’Asie est pêché par des esclaves : une partie seulement, impossible à chiffrer précisément ;
- que le boycott individuel suffit : il faut des règles et des contrôles ;
- que le problème est réglé : une loi votée n’est pas une loi appliquée.
On se teste ?
