2 000 hommes libérés
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Ce que ça a donné
Le pouvoir d’une enquête
Après la publication de l’enquête de l’Associated Press, en 2015, les autorités indonésiennes interviennent. Selon l’agence, plus de 2 000 pêcheurs sont libérés et rapatriés dans les mois qui suivent. Des trafiquants sont arrêtés, des entreprises poursuivies. L’équipe de journalistes reçoit le prix Pulitzer du service public.La même année, le New York Times publie une série d’enquêtes de Ian Urbina sur l’anarchie en haute mer, dont l’histoire de pêcheurs cambodgiens vendus à des bateaux thaïlandais.
La pression commerciale
En avril 2015, l’Union européenne, grand acheteur de poisson thaïlandais, adresse à la Thaïlande un « carton jaune » : si le pays ne lutte pas contre la pêche illégale et le travail forcé, ses produits pourraient être interdits sur le marché européen.La Thaïlande réforme ses lois et ses contrôles. Le 8 janvier 2019, la Commission européenne lève le carton jaune, estimant que le pays a corrigé ses défauts. La Thaïlande annonce alors la ratification de la convention de l’Organisation internationale du travail sur le travail dans la pêche, la première en Asie.
On retrouve la leçon de Bernays et du Canard enchaîné : qui paie a du pouvoir. Ici, ce sont les acheteurs qui ont forcé un pays à agir.
On se teste ?
