Deux violences, une caméra
Chargement page et sommaire en cours...
Deux images
L’image qu’on voit
1er décembre 2018, Paris. Des manifestants en gilet jaune affrontent la police autour de l’Arc de Triomphe. Un monument tagué, des voitures brûlées, des vitrines brisées. Les images tournent en boucle sur toutes les chaînes, pendant des jours.À chaque manifestation qui dégénère, c’est la même chose : la casse fait l’ouverture du journal, et le mot « violence » est sur toutes les lèvres.
Les chiffres qu’on ne voit pas
Pendant ce temps, en France, sans caméra :- en 2023, 759 personnes sont mortes d’un accident du travail, plus de deux par jour (Assurance maladie) ;
- en 2024, 912 personnes sans domicile sont mortes, à 47,7 ans en moyenne (collectif Les Morts de la rue) ;
- un homme parmi les 5 % les plus modestes vit en moyenne 13 ans de moins qu’un homme parmi les 5 % les plus aisés : 72 ans contre 85 ans (Insee).
Pourquoi ce cours
Le mot « violence » désigne presque toujours la première image, rarement la seconde. Ce cours présente deux penseurs qui ont mis un nom sur la violence qu’on ne voit pas : le Norvégien Johan Galtung et l’archevêque brésilien Hélder Câmara.Attention : expliquer n’est pas excuser. Câmara lui-même, on le verra, a toujours choisi la non-violence.
On se teste ?
