Pourquoi ça continue
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Ce qui coince
Une loi n’est pas un contrôle
Quand l’Union européenne lève son carton jaune, en 2019, des militants des droits des travailleurs préviennent : une convention ratifiée et des lois réformées ne valent que si elles sont appliquées, bateau par bateau, port par port.C’est toute la difficulté : on peut changer un texte en quelques mois, mais contrôler des milliers de navires dispersés sur l’océan demande des moyens, des inspecteurs, et la volonté de s’en servir.
Les failles du droit de la mer
- Un navire obéit aux lois du pays dont il porte le pavillon. Certains pays louent leur pavillon à des armateurs étrangers en contrôlant très peu : on parle de pavillons de complaisance ;
- en haute mer, au-delà des eaux nationales, il n’y a pratiquement aucune police ;
- les chaînes de transformation sont si longues que les acheteurs eux-mêmes ignorent souvent d’où vient le poisson.
On se teste ?
