Obéir aujourd’hui
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Et aujourd’hui ?
Les générateurs d’aujourd’hui
Personne ne nous demande d’envoyer 450 volts. Mais la situation de Milgram se retrouve partout où une chaîne sépare celui qui décide de celui qui subit :- le salarié qui applique une consigne qu’il juge injuste, « parce que ça vient d’en haut » ;
- le guichetier qui refuse un droit, « parce que le logiciel ne le permet pas » ;
- celui qui partage une rumeur, « parce que tout le monde la partage ».
Ce que Milgram nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- l’obéissance à une autorité jugée légitime est une force énorme, chez des gens ordinaires ;
- elle dépend de la situation : distance, présence de l’autorité, présence de rebelles ;
- le premier qui dit non rend le non possible pour les autres.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que « les gens » sont mauvais : ils souffraient en obéissant ;
- que le chiffre de 65 % est universel : il varie énormément selon la version ;
- que tous obéissaient aveuglément : une partie doutait de la réalité des chocs.
On se teste ?
