Se révolter dans un camp de mort
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Un camp construit pour tuer
Un camp construit pour tuer
Au printemps 1942, les nazis ouvrent dans l’est de la Pologne occupée, près du village de Sobibor, un camp qui n’a qu’une fonction : tuer. Les trains y amènent des Juifs de Pologne, des Pays-Bas, de France, de Slovaquie et d’ailleurs. La plupart sont assassinés dans les chambres à gaz le jour même de leur arrivée.En un an et demi, au moins 167 000 personnes y sont assassinées, selon le musée américain de l’Holocauste ; d’autres estimations vont bien au-delà. Les estimations varient, faute de registres : les nazis s’efforçaient de ne laisser aucune trace.
Tromper et terroriser
Tout le système repose sur deux armes : la tromperie et la terreur. Aux arrivants, on fait croire à un camp de transit, on parle de douches, de travail, de lettres à envoyer. Jusqu’au dernier moment, beaucoup ne peuvent pas imaginer ce qui les attend.Quelques centaines de prisonniers sont gardés vivants pour faire tourner le camp : trier les affaires des morts, réparer, coudre, construire. Ils vivent sous la menace permanente des exécutions. Ils savent. Et certains décident que, puisqu’ils vont mourir, ils mourront en essayant de s’enfuir.
Pourquoi ce cours
On entend parfois dire que les victimes de la Shoah seraient « allées à la mort comme des moutons ». C’est faux, et c’est injuste. Elles ont été trompées, affamées, terrorisées, isolées, face à une machine de mort organisée par un État. Et quand une possibilité s’est présentée, il y a eu des révoltes : au ghetto de Varsovie, à Treblinka, à Sobibor, à Auschwitz.Le plan d’AVENIR consacre une partie à ceux qui refusent. Sobibor est l’une des révoltes les plus étonnantes de l’histoire.
On se teste ?
