Refuser, même au pire
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Et aujourd’hui ?
Une mémoire
Sur le site du camp, un mémorial et un musée rappellent aujourd’hui les victimes de Sobibor et la révolte. Des fouilles archéologiques ont retrouvé, dans les années 2000 et 2010, les emplacements des chambres à gaz que les nazis avaient voulu effacer, et des objets ayant appartenu aux victimes.Chaque 14 octobre, la révolte est commémorée.
Ce que Sobibor nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- la soumission n’est jamais totale, même dans les pires conditions ;
- une révolte demande de la confiance entre des gens différents, ici des Juifs polonais et des soldats soviétiques, et un secret partagé ;
- elle demande aussi un savoir-faire et une organisation : le courage seul ne suffit pas ;
- survivre pour témoigner est une forme de résistance.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que la révolte était possible partout : à l’arrivée des trains, trompés et terrorisés, les déportés n’avaient presque aucune chance de comprendre ni d’agir ;
- que ceux qui ne se sont pas révoltés auraient « accepté » : ils ont été trompés, affamés, assassinés ;
- que le refus suffit à vaincre : la révolte a sauvé une cinquantaine de vies, pas arrêté la Shoah.
On se teste ?
