Après la guerre, l’oubli
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Ce qui coince
Le sort des chefs
Les deux organisateurs de la révolte ne connaîtront pas la reconnaissance qu’ils méritaient. Léon Feldhendler survit à la guerre, mais il est tué par balle à Lublin, en 1945, dans des circonstances jamais totalement éclaircies, dans une Pologne où les Juifs revenus restent menacés.Alexandre Petcherski rentre en Union soviétique. Loin d’être honoré, il est regardé avec méfiance, comme tout soldat ayant été prisonnier des Allemands, puis comme Juif, à l’époque de la campagne antisémite de Staline. Il ne sera largement reconnu qu’après sa mort.
Des procès tardifs
Les bourreaux de Sobibor ont été poursuivis tard, et souvent légèrement. Un procès se tient en Allemagne de l’Ouest dans les années 1960. Un des derniers, l’ancien gardien John Demjanjuk, est condamné en Allemagne en 2011 pour complicité dans le meurtre de près de 28 000 personnes à Sobibor ; il meurt avant la fin de la procédure d’appel.Des survivants ont témoigné à ces procès. C’était, pour eux, une autre façon de continuer la révolte : faire en sorte que ce qui devait rester sans trace soit su.
On se teste ?
