Elle existe encore
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Et aujourd’hui ?
Toujours là
La Confédération n’a pas disparu. Le grand conseil continue de se réunir chez les Onondagas, et les mères de clan choisissent toujours des chefs selon la Grande Loi, à côté des conseils élus imposés par les gouvernements américain et canadien.La Confédération délivre même ses propres passeports, que certains pays acceptent et d’autres non. Ses représentants ont porté la voix des peuples autochtones jusqu’aux Nations unies.
Une influence sur la Constitution américaine ?
Benjamin Franklin connaissait bien la Confédération, et en 1751 il citait son union en exemple pour les colonies anglaises. En 1988, le Congrès américain a voté une résolution reconnaissant l’influence de la Confédération sur la Constitution des États-Unis.Les historiens restent partagés : pour certains, l’influence est réelle ; pour d’autres, les fondateurs américains puisaient surtout dans les modèles européens et antiques, et la résolution de 1988 était d’abord un geste symbolique. Ce débat montre au moins une chose : une constitution transmise oralement a été prise au sérieux par ceux qui écrivaient la leur.
Ce que les Haudenosaunee nous apprennent, et ce qu’ils ne prouvent pas
Ce qu’ils nous apprennent :
- on peut séparer celui qui parle au conseil de celles qui le choisissent et peuvent le démettre ;
- la destitution peut être prévue, graduée, publique : trois avertissements, puis le retrait ;
- le pouvoir économique et le pouvoir politique vont ensemble : les femmes décidaient parce qu’elles tenaient les terres ;
- penser aux générations à venir peut être une règle, pas un vœu pieux.
Ce qu’ils ne prouvent pas :
- qu’une société sans domination intérieure renonce à dominer ses voisins ;
- que le consensus fonctionnerait tel quel dans un pays de dizaines de millions d’habitants.
On se teste ?
