Comment les plus faibles s’imposent
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Les mécanismes
La coalition des moins forts
Un mâle bonobo est plus fort que n’importe quelle femelle prise seule. Mais il n’est pas plus fort que deux ou trois femelles ensemble.Les femelles bonobos passent beaucoup de temps ensemble, se toilettent, se soutiennent. Les observations de terrain montrent que leurs coalitions visent presque toujours des mâles, et souvent ceux qui viennent de se montrer agressifs. Aucune n’est assez forte pour régner seule ; ensemble, elles empêchent quiconque de régner par la force.Le fils de sa mère
Chez les bonobos, le rang d’un mâle dépend beaucoup de sa mère. Une mère haut placée protège son fils, l’aide dans les conflits, et même dans ses chances de s’accoupler.Résultat : un mâle a plus intérêt à rester proche de sa mère et des femelles qu’à multiplier les coups de force. La violence rapporte moins que les alliances.
Calmer plutôt que frapper
Les bonobos ont une autre arme : l’apaisement. Quand la tension monte, autour d’une nourriture convoitée par exemple, ils se touchent, s’étreignent, et pratiquent même des contacts sexuels, entre mâles et femelles comme entre femelles. Le primatologue Frans de Waal y voyait une façon de désamorcer les conflits avant qu’ils ne dégénèrent.Ils partagent aussi la nourriture plus volontiers que les chimpanzés. Dans des expériences menées dans un sanctuaire au Congo, des bonobos ont même ouvert une porte à un bonobo inconnu pour partager leur repas avec lui.
On se teste ?
