La mémoire des marrons
Chargement page et sommaire en cours...
Et aujourd’hui ?
Une mémoire vivante
À La Réunion, le 20 décembre est un jour férié, la fête de la Liberté, « Fèt Kaf ». La carte de l’île elle-même garde la mémoire des marrons : le cirque de Mafate, le piton d’Anchaing, le Dimitile portent les noms que la tradition donne à des chefs marrons.Le maloya, musique et danse nées chez les esclaves, longtemps méprisé puis mal vu par les autorités, est inscrit depuis 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco. Le marron est devenu une figure de la liberté réunionnaise.
Ce que les marrons nous apprennent, et ce qu’ils ne prouvent pas
Ce qu’ils nous apprennent :
- la soumission n’est jamais totale : même face aux pires châtiments, des gens refusent ;
- le refus a besoin d’un ailleurs : les montagnes, ici, comme la possibilité de partir chez les chasseurs-cueilleurs du Kalahari ;
- la mémoire des vaincus finit par entrer dans les noms des lieux et dans les fêtes.
Ce qu’ils ne prouvent pas :
- que le refus suffit à abattre un système : l’esclavage est tombé par une décision politique, à Paris ;
- que tout ce qu’on raconte sur eux est vrai : la légende y tient une grande place ;
- que la fin d’une domination met fin à la dépendance : 1848 l’a montré.
On se teste ?
