Ne pas dépendre d’un seul
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Et aujourd’hui ?
Une leçon pour les îles
La période spéciale intéresse aujourd’hui ceux qui réfléchissent à l’après-pétrole et à l’autonomie alimentaire. Elle montre ce qui se passe quand une île qui importe son énergie, ses engrais et une partie de sa nourriture voit ses importations s’effondrer.La Réunion, qui importe une grande partie de ce qu’elle mange et longtemps l’essentiel de son énergie, n’est pas Cuba. Mais la question de la dépendance à quelques fournisseurs lointains s’y pose aussi.
Ce que la période spéciale nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas
Ce qu’elle nous apprend :
- dépendre d’un seul partenaire pour l’essentiel est un danger majeur ;
- une société peut produire une partie de sa nourriture en ville, sans pétrole ni engrais chimiques ;
- l’adaptation est possible, mais elle a un prix humain énorme quand elle est subie ;
- une crise gérée sans libertés pousse ceux qui le peuvent à fuir.
Ce qu’elle ne prouve pas :
- que Cuba est un modèle d’écologie : ce fut une contrainte, pas un choix ;
- que la pénurie est bonne pour la santé : elle a aussi provoqué des carences graves ;
- que tout vient de l’embargo américain, ni que tout vient du régime : les deux ont pesé.
On se teste ?
