Cultiver la ville
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L’adaptation
Des potagers sur les terrains vagues
Sans pétrole pour transporter la nourriture des campagnes vers les villes, il faut produire là où vivent les gens. Sur les terrains vagues, les toits, les parkings de La Havane apparaissent des jardins potagers. Les plus organisés, les organopónicos, sont des bacs remplis de terre et de compost, où l’on cultive salades, tomates, herbes, légumes.Les habitants cultivent aussi leurs cours, élèvent des poules et des porcs dans les maisons. L’agriculture urbaine cubaine deviendra mondialement connue.
Une agriculture sans pétrole
À la campagne aussi, tout change :- sans carburant ni pièces détachées, les bœufs remplacent une partie des tracteurs ;
- sans engrais chimiques ni pesticides importés, on revient au compost, au fumier, à la lutte biologique contre les insectes : une agriculture biologique par nécessité ;
- de grandes fermes d’État sont découpées en coopératives plus petites, et des petits marchés paysans sont autorisés à vendre librement une partie de leur production.
Pas un choix écologique : une contrainte
Cuba n’a pas décidé de se passer de pétrole : on le lui a retiré.
On se teste ?
