Le prix de la pénurie
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Ce que ça a donné
La faim
Les chiffres disponibles indiquent qu’un Cubain moyen passe d’environ 3 000 calories par jour en 1989 à environ 2 100 en 1993, voire moins selon certaines estimations.Entre 1991 et 1993, une étrange épidémie frappe l’île : plus de 50 000 personnes souffrent de troubles de la vue et de lésions des nerfs. Les chercheurs l’attribuent surtout à des carences en vitamines du groupe B, aggravées par le tabac. La distribution de vitamines à toute la population permet de l’enrayer.
Un effet paradoxal
Des chercheurs ont relevé un effet inattendu : pendant ces années de privation, où l’on mange moins, où l’on marche et pédale davantage, la mortalité liée au diabète et aux maladies cardiaques aurait baissé, avant de remonter quand la situation s’est améliorée et que les habitudes sont revenues.Il faut manier ce résultat avec une grande prudence : il ne fait pas de la faim une bonne chose. Il montre seulement que nos modes de vie d’abondance ont, eux aussi, un coût pour la santé.
On se teste ?
