Fuir, ou survivre au dollar
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Ce qui coince
Les radeaux
En août 1994, une manifestation éclate sur le front de mer de La Havane, le Malecón, fait rare dans un pays où l’on ne manifeste pas contre le pouvoir. Elle est dispersée. Peu après, le gouvernement laisse partir ceux qui le veulent : des dizaines de milliers de Cubains, les balseros, prennent la mer sur des radeaux de fortune vers la Floride. Beaucoup meurent en mer.Ceux qui partent fuient la faim, mais aussi un régime où l’on ne peut ni critiquer ni choisir ses dirigeants.
Le retour du dollar
Pour trouver des devises, le régime ouvre l’île au tourisme et autorise la détention de dollars en 1993. Les Cubains qui reçoivent de l’argent de leur famille à l’étranger, ou qui travaillent avec les touristes, vivent bien mieux que les autres. Un serveur peut gagner plus qu’un médecin.Les inégalités, que la révolution avait combattues, réapparaissent. Et le pouvoir, lui, ne change pas : la crise est gérée d’en haut, sans débat public ni élection libre.
On se teste ?
