Gérer ensemble, aujourd’hui
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Et aujourd’hui ?
Des communs partout
Les communs ne sont pas un souvenir. En France, des associations syndicales d’irrigants gèrent encore des canaux, parfois très anciens, dans le Midi et en montagne. Des villes ont repris en régie publique la gestion de leur eau, en associant parfois les usagers à son contrôle. Et le principe des communs a gagné des domaines nouveaux : Wikipédia ou les logiciels libres sont des communs gérés par leurs utilisateurs.Pour une île comme La Réunion, où l’eau des hauts arrose les cultures des bas, la question du partage n’a rien de théorique.
Ce que Valence nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas
Ce qu’elle nous apprend :
- on domine par ce dont les autres dépendent, et l’eau en fait partie ; un commun bien géré empêche qu’un seul la contrôle ;
- des usagers ordinaires peuvent faire les règles, les surveiller et juger, sans maître ;
- une justice simple, rapide et proche règle plus de conflits qu’une justice lointaine et coûteuse.
Ce qu’elle ne prouve pas :
- qu’un commun résiste à tout : la ville et la sécheresse le menacent ;
- que ce qui marche pour une plaine marcherait tel quel pour un pays entier ;
- que tous les communs réussissent : beaucoup échouent faute de bonnes règles.
On se teste ?
