27 dollars contre l’usurier
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Le tabouret de bambou
Le tabouret de bambou
Au milieu des années 1970, au Bangladesh, un professeur d’économie, Muhammad Yunus, se rend dans le village de Jobra, près de son université. Le pays sort d’une terrible famine. Il rencontre une femme qui fabrique des tabourets en bambou.Elle n’a pas d’argent pour acheter le bambou. Elle l’emprunte à un intermédiaire, qui lui impose de lui revendre ses tabourets au prix qu’il fixe. À la fin de la journée, elle ne gagne presque rien. Elle travaille dur, mais elle est prisonnière de sa dette.
27 dollars
Yunus fait la liste des villageois dans ce cas. Il en trouve 42, surtout des femmes. Ensemble, ils doivent en tout une somme dérisoire : environ 27 dollars. Il leur prête cet argent de sa poche, sans garantie.Ils le remboursent. Libérés de l’intermédiaire, ils vendent leurs produits au vrai prix. Yunus en tire une conclusion qui va faire le tour du monde : les pauvres ne sont pas pauvres parce qu’ils ne savent pas travailler, mais parce qu’ils n’ont pas accès au crédit, ou seulement à un crédit d’usurier.
Pourquoi ce cours
Le crédit fait partie des dépendances du plan d’AVENIR, comme l’eau, l’énergie ou la nourriture. Celui qui ne peut emprunter qu’à un usurier est à sa merci.Le microcrédit est l’une des grandes promesses de la fin du XXe siècle contre la pauvreté. Ce cours raconte cette promesse, et ce qu’il en reste quand on la mesure honnêtement.
On se teste ?
