Désobéir ensemble, aujourd’hui
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Et aujourd’hui ?
Une tradition qui continue
Le plateau a gardé une tradition d’accueil, notamment de réfugiés, et un lieu de mémoire raconte aujourd’hui cette histoire au Chambon.La question qu’il pose reste d’actualité, partout où la loi ou l’autorité demande de livrer, d’exclure ou de dénoncer quelqu’un : jusqu’où obéir ? Le droit français lui-même reconnaît aujourd’hui qu’un agent public doit refuser un ordre manifestement illégal et gravement contraire à l’intérêt public. Ce principe est né en grande partie des leçons de cette époque.
Ce que Le Chambon nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- la désobéissance massive est possible chez des gens ordinaires, sans armes ;
- elle repose sur une chaîne de petits gestes et sur un silence partagé, plus que sur des héros ;
- une autorité alternative, une mémoire commune et un lieu où se cacher la rendent possible ;
- la non-violence peut protéger, là où la violence aurait attiré la répression.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que la non-violence suffit toujours : le plateau a aussi profité de circonstances particulières ;
- que tout le village était héroïque : beaucoup se sont seulement tus ;
- que tout le monde a été sauvé : des déportés et des morts le rappellent.
On se teste ?
