La Semaine sanglante
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L’écrasement
Du 21 au 28 mai 1871
Le 21 mai, l’armée de Versailles entre dans Paris. Pendant une semaine, elle reprend la ville quartier par quartier, barricade par barricade. Les combats sont acharnés, et la répression est terrible : des prisonniers sont fusillés sans jugement, par groupes entiers.Le 28 mai, les derniers combattants tombent au cimetière du Père-Lachaise, devant un mur qu’on appelle depuis le mur des Fédérés.
Combien de morts ?
Personne ne le sait exactement, et les historiens ne sont pas d’accord. Côté versaillais, on compte moins d’un millier de soldats tués. Côté communards, les estimations vont d’environ 10 000 à plus de 20 000 morts, certains historiens avançant davantage encore.Ensuite viennent les procès : des milliers de condamnations, des peines de mort, et des milliers de déportés, envoyés pour la plupart en Nouvelle-Calédonie. Une amnistie ne viendra qu’en 1880.
La domination, encore, de l’autre côté de la mer
En Nouvelle-Calédonie, les déportés découvrent une autre domination : celle de la colonisation sur les Kanaks. Lors de l’insurrection kanak de 1878, beaucoup de déportés se rangent du côté de l’ordre colonial. Louise Michel, elle, prend le parti des Kanaks.On retrouve le fil déjà vu à Athènes, chez les Haudenosaunee et avec le CNR : on peut se battre contre une domination et en accepter une autre.
On se teste ?
