Les règles contre les notables
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Les règles de la Commune
Un pouvoir qu’on peut reprendre
La Commune applique d’abord à elle-même des règles contre la confiscation du pouvoir :- le 1er avril 1871, elle décide qu’aucun traitement public, y compris celui de ses propres membres, ne dépassera 6 000 francs par an. C’est encore plusieurs fois le salaire d’un ouvrier, mais c’est un plafond, et l’idée affichée est claire : un élu ne doit pas vivre très au-dessus de ceux qu’il représente ;
- les élus et les fonctionnaires sont révocables : ceux qui les ont choisis peuvent les retirer ;
- les élus restent responsables devant leurs électeurs, et la Commune publie ses décisions au Journal officiel.
Pas d’argent à gagner, pas de place à garder
Un élu au salaire plafonné et révocable à tout moment n’a ni fortune à faire ni poste à défendre.
Des mesures pour les plus pauvres
- 29 mars : les loyers dus depuis octobre 1870 sont suspendus, une dette qui écrasait les familles ouvrières ;
- les logements vides peuvent être réquisitionnés pour les sans-abri ;
- le travail de nuit des boulangers est interdit ;
- les ateliers abandonnés par leurs patrons, partis à Versailles, peuvent être repris par des coopératives ouvrières ;
- le 2 avril, la Commune sépare les Églises et l’État, plus de trente ans avant la loi de 1905.
Les femmes de la Commune
Les femmes jouent un rôle majeur : elles donnent l’alerte le 18 mars, tiennent des clubs, soignent les blessés, combattent sur les barricades. Le 11 avril, l’Union des femmes est fondée, avec Élisabeth Dmitrieff et Nathalie Le Mel ; elle organise des ateliers de couture en coopératives.Louise Michel, institutrice, devient la figure la plus célèbre de la Commune.
Il faut pourtant le dire : les femmes n’ont pas le droit de vote, ni pour élire la Commune, ni pour y siéger. L’égalité s’arrêtait encore là.
On se teste ?
