Ce qui n’a pas marché
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Ce qui n’a pas marché
Une révolution désorganisée
La Commune a manqué de presque tout : de temps, de chefs militaires, d’unité. Ses membres se divisent vite entre ceux qui veulent un pouvoir fort pour gagner la guerre et ceux qui refusent toute dictature, même révolutionnaire. Fin avril, une majorité crée un « Comité de salut public », que la minorité dénonce comme un retour à l’autoritarisme.Pendant ce temps, l’armée de Versailles se réorganise. Paris est isolée : les tentatives de communes dans d’autres villes, comme Lyon ou Marseille, échouent en quelques jours.
La violence, aussi chez les communards
L’honnêteté oblige à le dire : la Commune a aussi tué. Pendant la dernière semaine, des communards exécutent des otages, dont l’archevêque de Paris, Georges Darboy. Des bâtiments sont incendiés, dont le palais des Tuileries et l’Hôtel de Ville, avec leurs archives.Ces violences ne sont en rien comparables, par leur ampleur, à celles qui vont suivre. Mais elles rappellent qu’une règle juste ne protège pas des dérives de la guerre.
Ce qui reste solide
Malgré ce désordre, la Commune laisse des idées qui ont traversé les siècles : l’élu révocable, le salaire plafonné, la séparation des Églises et de l’État, l’école gratuite et laïque, les coopératives.Karl Marx écrit dès 1871 un texte où il voit dans la Commune la première forme d’un gouvernement ouvrier. D’autres, à l’opposé, y voient le règne de la populace. Aujourd’hui encore, la Commune se raconte selon le camp qu’on a choisi, et c’est une raison de plus de la regarder en face.
On se teste ?
