Ni publicité, ni patron extérieur
Chargement page et sommaire en cours...
Le modèle
Qui paie l’orchestre choisit la musique
La plupart des journaux vivent de deux sources : les lecteurs, et les annonceurs. Or un journal qui dépend de la publicité d’une banque, d’un constructeur automobile ou d’un groupe de luxe hésitera toujours un peu avant d’enquêter sur eux. Et beaucoup de grands médias appartiennent eux-mêmes à des milliardaires, dont les intérêts s’étendent bien au-delà de la presse.Le Canard ne dépend que de ses lecteurs
Aucun annonceur à ménager, aucun propriétaire extérieur à servir.
Les règles du Canard
- Aucune publicité, jamais, depuis sa création ;
- un capital détenu par ses salariés, et pas par un groupe ou un milliardaire ;
- pas de dividendes : les bénéfices restent dans le journal ;
- de grosses réserves, qui lui permettent de résister aux procès et aux mauvaises années. Comme le dit l’un de ses responsables, un contre-pouvoir, c’est aussi une solidité financière.
Des sources dans les ministères
L’autre force du Canard, ce sont ses sources : des fonctionnaires, des collaborateurs de ministres, des policiers, des magistrats qui lui confient ce qu’ils voient. Ils savent que le journal ne les trahira pas, et qu’il ne sera pas racheté demain par ceux qu’ils dénoncent.On retrouve ici la coalition des moins forts : des gens isolés dans des institutions puissantes, qui, ensemble, à travers un journal, font sortir la vérité.
On se teste ?
