Sauveurs ou propriétaires ?
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Les deux camps
Ceux qui défendent ces propriétaires
- la presse perd souvent de l’argent : sans actionnaires riches, beaucoup de titres auraient disparu ;
- en 2010, c’est la rédaction du Monde elle-même, par son pôle d’indépendance, qui a choisi ses repreneurs, le trio Bergé, Niel et Pigasse ;
- face aux géants américains du numérique, il faut des groupes français solides ;
- le service public existe, et Internet a multiplié les sources : personne n’est obligé de regarder une chaîne plutôt qu’une autre.
Ceux qui parlent de contre-pouvoir confisqué
- un chien de garde ne peut pas mordre la main qui le nourrit : comment enquêter librement sur les affaires de son propre actionnaire ?
- beaucoup de ces propriétaires ont d’autres affaires qui dépendent des décisions publiques : contrats, autorisations, marchés ;
- pas besoin d’ordre écrit : un journaliste qui sait qui le paie peut s’autocensurer ;
- quand les rédactions résistent, comme au JDD ou à i-Télé, ce sont les journalistes qui partent.
La lecture d’AVENIR
Le plan d’AVENIR dit qu’on domine quelqu’un par ce dont il dépend. Pour se faire une opinion, chaque citoyen dépend de l’information qu’il reçoit. Celui qui possède les canaux de l’information tient donc une prise sur tous les autres, même s’il ne s’en sert pas.Le cours sur le Canard enchaîné le montrait déjà : un contre-pouvoir n’est libre que s’il ne dépend pas de ceux qu’il surveille. Et il a lui-même besoin d’un contre-pouvoir.
On se teste ?
