Partager l’eau qui manque
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Et aujourd’hui ?
Une sécheresse qui revient
Les restrictions reviennent : en décembre 2025, sept communes sont encore en alerte renforcée ; en août 2026, Salazie y repasse. La Cirest investit pour sécuriser l’eau de l’Est : forages, interconnexions, réseaux réparés.Le basculement a été pensé dans les années 1980, pour le climat de l’époque. Depuis, La Réunion s’est réchauffée d’environ 0,9 °C en 55 ans, et la pluie baisse. Un partage décidé pour cinquante ans, en 1999, tient-il quand la ressource diminue ?
Ce que le basculement nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- partager l’eau, c’est aussi décider qui manque en premier quand il n’y en a plus assez ;
- un ouvrage conçu pour un climat peut devenir suspect quand le climat change ;
- la confiance ne se décrète pas : elle demande des chiffres publics et un arbitre indépendant. À Valence, ce sont les usagers eux-mêmes qui jugent, chaque jeudi, depuis des siècles ;
- une rumeur prospère là où l’information manque.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que le basculement cause les coupures de l’Est : personne ne l’a démontré ;
- qu’il n’y est pour rien : personne d’indépendant ne l’a vérifié ;
- que l’Ouest vit dans l’abondance : Le Port aussi a manqué d’eau ;
- qu’irriguer est un gaspillage : l’agriculture de l’Ouest nourrit l’île.
On se teste ?
