De l’eau pour l’Ouest
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Ce que ça a donné
Ce que l’Ouest a gagné
Pour l’Ouest, le basculement a changé la donne : des terres autrefois trop sèches sont irriguées, de 6 000 à plus de 7 000 hectares selon les sources, entre Le Port et Saint-Leu. L’eau sert aussi aux robinets et aux entreprises.Selon le Département, environ 60 % de l’eau captée va d’habitude aux agriculteurs, et la moitié seulement en période de sécheresse. Le reste part vers les usages domestiques et l’activité économique de l’Ouest. Le basculement n’est donc pas seulement un tuyau pour l’agriculture : il alimente aussi la croissance des villes de l’Ouest.
Il n’est d’ailleurs toujours pas terminé : un dernier périmètre de 1 000 hectares, dans les hauts de Saint-Leu, attend d’être raccordé.
Pourquoi s’en méfier
Presque tous les chiffres viennent d’une seule source : le Département. C’est lui qui a construit l’ouvrage, lui qui l’exploite (par sa société, la SAPHIR), lui qui mesure ce qui est prélevé, et lui qui répond aux critiques.Exemple : en janvier 2025, à trois jours d’écart, deux articles rapportent ce que le Département prélève en moyenne. L’un parle de 14 millions de m³ par an, l’autre de 30 millions. La presse a peut-être mal rapporté, ou ce ne sont pas les mêmes années. Mais quand l’eau manque, ce genre d’écart nourrit le soupçon.
Ce n’est pas une preuve de tricherie : c’est une raison de demander des relevés publics, et un arbitre qui ne soit pas juge et partie.
On se teste ?
