Des usagers à la table
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Et aujourd’hui ?
Des usagers à la table
Paris a créé en 2006 l’Observatoire parisien de l’eau, où élus, spécialistes et habitants peuvent interroger le service. L’un de ses membres siège au conseil d’administration d’Eau de Paris, avec droit de vote depuis 2012. Eau de Paris organise aussi, depuis 2023, un budget participatif pour des projets liés à l’eau.Le prix remonte ces dernières années, comme presque partout, mais il reste, selon les comparateurs, sous la moyenne nationale (4,69 € le mètre cube en 2023, taxes et assainissement compris).
Ce que Paris nous apprend, et ce que Paris ne prouve pas
Ce que Paris nous apprend :
- un contrat de vingt-cinq ans finit toujours : c’est le moment où une ville peut reprendre la main ;
- reprendre l’eau, c’est aussi reprendre le savoir sur son eau ;
- des usagers qui siègent et qui votent rendent le service plus difficile à cacher ;
- les bénéfices qui ne partent plus vers des actionnaires peuvent baisser le prix ou financer les tuyaux.
Ce que Paris ne prouve pas :
- que la régie est toujours moins chère : Paris a de l’eau, de la densité et des moyens que beaucoup de communes n’ont pas ;
- que les entreprises privées volent leurs clients : la justice ne l’a pas dit, sauf dans des affaires précises comme Grenoble ;
- que le service public est toujours bien géré : Flint le rappelle ;
- que la facture ne montera plus : elle dépend aussi des taxes, de l’assainissement et du climat.
On se teste ?
