Sortir sans guerre
Chargement page et sommaire en cours...
Et aujourd’hui ?
Une campagne devenue modèle
La campagne du Non a inspiré des oppositions dans d’autres pays, et un film, No, de Pablo Larraín, en 2012. Elle est étudiée comme un exemple de sortie non violente d’une dictature, à côté d’autres transitions, en Europe de l’Est en 1989 ou en Afrique du Sud.Elle rappelle aussi la leçon d’Asch : quand assez de gens voient que les autres osent dire non, la peur recule.
Ce que le Chili de 1988 nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- une opposition unie pèse plus qu’une opposition divisée, même face à une dictature ;
- utiliser les règles du régime contre lui peut être plus efficace que le boycott ;
- la joie mobilise mieux que la peur ;
- un comptage indépendant et des témoins rendent la fraude plus difficile.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que toutes les dictatures accepteraient de perdre un vote : celle-ci y a été poussée par des circonstances particulières ;
- que la fin d’un dictateur est la fin de la dictature : son pouvoir et son modèle lui ont survécu ;
- que la justice suit : Pinochet n’a jamais été condamné.
On se teste ?
