Vaccins, arbres et droits des femmes
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Ce qu’il a fait
Compter sur ses propres forces
Sankara veut un pays qui dépende moins de l’aide étrangère et des importations. Son mot d’ordre : consommer ce que l’on produit. Les fonctionnaires sont encouragés à porter le Faso Dan Fani, le tissu de coton tissé dans le pays, plutôt que des vêtements importés.Les campagnes de masse se succèdent :
- en 1984, des « vaccinations commando » protègent environ 2,5 millions d’enfants contre la rougeole, la méningite et la fièvre jaune, en quelques semaines ;
- des millions d’arbres sont plantés contre l’avancée du désert ;
- des campagnes d’alphabétisation et de construction d’écoles et de dispensaires.
Les droits des femmes
Sankara fait des droits des femmes un combat central, rare pour un dirigeant de son époque. Il dénonce publiquement l’excision, le mariage forcé et la polygamie, nomme des femmes au gouvernement, et répète que la révolution ne se fera pas sans l’émancipation des femmes.Il le dit avec une franchise qui dérange : les hommes burkinabè eux-mêmes, explique-t-il, dominent les femmes comme d’autres les dominent. On retrouve l’idée centrale d’AVENIR : on peut être dominé et dominer à son tour.
La dette
Le 29 juillet 1987, devant les chefs d’État africains réunis à Addis-Abeba, Sankara prononce un discours resté célèbre. Il y explique que la dette des pays africains est un instrument de domination, héritée de la colonisation, et appelle les pays africains à refuser ensemble de la payer : seul, un pays serait écrasé ; ensemble, ils pèseraient.On reconnaît la coalition des moins forts, déjà vue chez les bonobos.
On se teste ?
