Ce que l’Islande nous apprend
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Et aujourd’hui ?
Une source d’inspiration
L’expérience islandaise a inspiré d’autres pays. Au Chili, après les grandes manifestations de 2019, une assemblée élue a écrit une nouvelle constitution, rejetée par référendum en 2022, puis une seconde, rejetée à son tour en 2023. En Irlande, nous l’avons vu, des assemblées citoyennes ont mené à des référendums adoptés.Partout, la même question revient : qui a le dernier mot ?
Ce que l’Islande nous apprend, et ce qu’elle ne prouve pas
Ce qu’elle nous apprend :
- des citoyens ordinaires peuvent écrire, en quelques mois, un projet de constitution sérieux et approuvé par le peuple ;
- écrire en public est possible, et renforce la confiance ;
- une crise ouvre une fenêtre, qui se referme vite : il faut que les idées soient prêtes, et que la décision finale ne dépende pas de ceux que la réforme gêne.
Ce qu’elle ne prouve pas :
- qu’un texte écrit vite est un bon texte ;
- que ce qui marche dans un pays de 320 000 habitants marcherait dans un pays de 68 millions ;
- que la participation suffit : sans pouvoir de décision, elle peut même décourager ceux qui y ont cru.
On se teste ?
