Lire pour être libre
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Et aujourd’hui ?
Un combat qui continue
Dans le monde, des centaines de millions d’adultes ne savent toujours pas lire, en majorité des femmes. Cuba a d’ailleurs exporté sa méthode, sous le nom « Yo sí puedo » (Oui, je peux), dans d’autres pays d’Amérique latine.En France aussi, des millions d’adultes sont en situation d’illettrisme : ils sont allés à l’école, mais maîtrisent mal la lecture et l’écriture. La Réunion fait partie des territoires les plus touchés. Pour eux, chaque formulaire, chaque courrier administratif, chaque contrat est une dépendance.
Ce que Cuba 1961 nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- savoir lire est une indépendance : celui qui lit n’a plus besoin qu’on lui explique ce qu’il signe ;
- une mobilisation massive et bien organisée peut transformer un pays en peu de temps ;
- la relation entre celui qui apprend et celui qui enseigne compte autant que la méthode ;
- l’enseignant apprend aussi : les jeunes alphabétiseurs ont découvert leur pays.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que les chiffres officiels sont exacts : ils n’ont pas été vérifiés indépendamment ;
- que savoir lire rend libre : sans liberté d’expression, la lecture reste encadrée ;
- qu’il faut un régime autoritaire pour réussir : d’autres pays ont alphabétisé sans supprimer les libertés.
On se teste ?
