L’énergie entre nos mains
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Et aujourd’hui ?
Les héritiers
Partout en Europe, des citoyens se regroupent pour produire leur propre énergie : coopératives qui financent des toits solaires ou des éoliennes, fournisseurs coopératifs, projets d’autoconsommation collective où les voisins partagent l’électricité d’une installation commune.Dans une île comme La Réunion, très dépendante des importations de pétrole et de charbon pour produire son électricité, la question de qui produit, et qui possède les installations, n’a rien d’abstrait.
Ce que Schönau nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- on domine par ce dont l’autre dépend, et l’énergie en fait partie : celui qui tient le réseau tient le village ;
- des citoyens ordinaires peuvent reprendre une infrastructure qu’on croyait réservée aux grandes compagnies ;
- un fournisseur qui gagne à ce qu’on consomme moins change toute la logique.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que chaque village peut le faire : il a fallu des circonstances exceptionnelles ;
- qu’un réseau morcelé vaut mieux qu’un réseau national, qui protège les zones isolées ;
- qu’acheter du courant « vert » change à lui seul la production d’un pays.
On se teste ?
