Le 11 septembre 1973
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Le coup d’État
La Moneda bombardée
Le 11 septembre 1973, l’armée renverse le gouvernement. Le palais présidentiel, La Moneda, est bombardé par l’aviation. Allende refuse de se rendre. Dans un dernier discours à la radio, il dit sa confiance dans le peuple chilien et dans l’avenir. Il meurt dans le palais ; une enquête judiciaire a conclu en 2011 qu’il s’était donné la mort.À la tête de la junte militaire, un général que le président avait nommé chef de l’armée trois semaines plus tôt : Augusto Pinochet.
La terreur
La répression est immédiate et massive. Le Stade national de Santiago devient un camp de prisonniers, comme un autre stade de la ville, le Stade Chili : le chanteur Víctor Jara y est torturé et assassiné. Ce stade porte aujourd’hui son nom. Partis, syndicats et Parlement sont dissous, la presse censurée.Après la dictature, deux commissions officielles chiliennes ont établi les faits :
- le rapport Rettig, en 1991, recense environ 2 279 personnes tuées pour des raisons politiques, dont de nombreux « disparus » dont les corps n’ont jamais été retrouvés ;
- la commission Valech recense plus de 38 000 prisonniers politiques, dont la grande majorité ont été torturés.
Et la CIA en 1973 ?
Le rôle de la CIA dans le coup d’État lui-même reste discuté. Les documents américains rendus publics montrent qu’elle était informée des préparatifs, en contact avec des militaires, et qu’elle a ensuite soutenu la junte. Selon un rapport de la CIA elle-même publié en 2000, elle n’aurait pas dirigé le coup du 11 septembre.Ce qui est établi : trois ans d’efforts pour déstabiliser un gouvernement élu, puis un soutien à la dictature qui l’a remplacé.
On se teste ?
