L’énergie qui reste sur l’île
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Et aujourd’hui ?
Des îles qui s’inspirent
Samsø est devenue une référence pour les îles du monde entier, des Canaries au Pacifique, qui cherchent à réduire leur dépendance au pétrole importé. Aux Canaries, la petite île d’El Hierro associe ainsi le vent et une station de pompage, qui stocke l’énergie en remontant de l’eau.À La Réunion, où l’électricité a longtemps reposé sur le charbon et le fioul importés, la question de qui produit l’énergie, et de qui en tire les bénéfices, est d’actualité.
Ce que Samsø nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- l’énergie est une dépendance, et l’argent qui part payer l’énergie importée pourrait rester sur place ;
- une transition est mieux acceptée quand les habitants possèdent les installations et en tirent les bénéfices ;
- convaincre prend du temps : réunion après réunion, objection après objection ;
- une petite communauté peut atteindre des objectifs que de grands pays jugent lointains.
Ce qu’il ne prouve pas :
- qu’une île peut vivre en autarcie énergétique : Samsø reste reliée au continent ;
- que le modèle se copie partout : le vent, le câble et le cadre danois ont beaucoup compté ;
- que les transports sont réglés : ils restent largement au pétrole.
On se teste ?
