L’eau, un droit humain
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Et aujourd’hui ?
Un héritage mondial
En juillet 2010, sur proposition de la Bolivie, l’Assemblée générale des Nations unies reconnaît le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit humain. Dans le monde, plusieurs grandes villes ont repris en régie publique la gestion de leur eau après des contrats privés, comme Paris en 2010.Les tribunaux d’arbitrage entre investisseurs et États, comme celui qu’avait saisi Bechtel, restent très contestés, et plusieurs pays ont commencé à quitter les traités qui les créent.
Ce que Cochabamba nous apprend, et ce qu’il ne prouve pas
Ce qu’il nous apprend :
- l’eau est une dépendance vitale : qui la contrôle peut dicter sa loi ;
- une coalition de gens qui ne se parlent pas d’habitude peut faire reculer une multinationale et un État ;
- la pression de l’opinion mondiale peut peser plus qu’un tribunal ;
- les systèmes d’eau construits par les communautés ont une valeur qu’on oublie quand on privatise.
Ce qu’il ne prouve pas :
- que la gestion publique est forcément meilleure : à Cochabamba, elle peine aussi ;
- que la révolte suffit : il faut ensuite construire ;
- que la gestion privée échoue toujours : ailleurs, le débat est plus nuancé.
On se teste ?
